Hanina : Délices à domicile
8 octobre 2024 // Sortir // 9112 vues // Nc : 177

Boss burger, royal burger, korean chicken burger, nouilles sautées, personnalisées, full crevettes… et bien d'autres délices vous attendent chez Hanina à Analamahintsy. Avec un service en ligne et une livraison à domicile, ces succulents plats croustillants sont le fruit du travail d'équipe du couple Fy et Ravaka. Leur devise : « À base d'amour et de passion ! »

Que proposez-vous ?
Fy : Disons que notre style culinaire est asiatique, notamment avec les nouilles, que j'ai étudiées pendant quatre ans. Nous tenons à offrir à nos clients des plats de qualité variant de 11 000 Ariary à 39 000 Ariary. En plus des commandes classiques, nous réalisons aussi des prestations pour des événements, qu'il s'agisse d'entreprises ou de réunions familiales. Pour les anniversaires, par exemple, nous proposons du full barbecue, sans oublier les gâteaux glacés. Cela fait maintenant deux ans que Hanina existe. L'idée de départ était simple : la plupart des gens préfèrent rester chez eux en famille pour déguster un bon plat, alors pourquoi ne pas leur préparer des plats savoureux et les leur livrer directement ? Avec Ravaka, nous cuisinons puis livrons nous-mêmes les plats partout. Au début, notre activité n'était pas stable, ce qui rendait difficile l'idée d'engager un livreur. C’est pourquoi nous avons choisi de tout faire nous-mêmes.

Le début de l'aventure ?
Ayant étudié le management hôtelier à l'INTH (Institut National de Tourisme et d'Hôtellerie), un domaine qui ne se focalisait pas uniquement sur la cuisine, nous avons tout de même été initiés à l'art culinaire durant notre formation. Depuis toujours, j’ai été passionné par la cuisine. Plus tard, avec Ravaka, nous avons décidé de développer cette passion ensemble. Nous avons alors réfléchi à ce que nous pourrions faire de concret pour avancer dans la vie. L'idée était de trouver une activité que nous pourrions gérer nous-mêmes. J’ai reçu plusieurs propositions d’hôtels qui m’offraient des postes, mais je n’étais pas à l’aise avec l’idée de travailler pour quelqu’un d’autre. C’est ainsi que l’entrepreneuriat s’est imposé à nous. Nous avons commencé avec seulement 20 000 Ariary, progressant petit à petit. Nos débuts étaient modestes : nous nous sommes lancés en proposant des tacos. Cependant, très vite, nous avons réalisé que les tacos étaient déjà largement disponibles partout. Le nom Hanina", qui signifie "nourriture" en malgache, nous est venu naturellement. Et ainsi, Hanina est né.

Des obstacles en chemin ?
Il y a eu une période où Hanina ne fonctionnait pas du tout. On a même envisagé d’ouvrir un point de vente physique, surtout parce que beaucoup de clients sur Facebook nous demandaient où nous trouver. Mais avec le temps, nos commandes ont explosé et aujourd'hui, on est toujours occupés. En moyenne, nous effectuons entre cinq et dix livraisons par jour.

Parfois, les commandes sont faites une par une, mais il arrive aussi que certains clients passent plusieurs commandes en une seule fois, par exemple cinq à la fois.

Comment planifiez-vous la cuisine et les livraisons ?
Nous recevons généralement les commandes un jour à l’avance. La préparation commence tôt le matin, vers 8 h, et se poursuit jusqu'à midi. Tout ce que nous cuisinons durant cette période est ensuite livré entre midi et 13 h. C'est notre routine. Parfois, certains clients souhaitent être livrés plus tard, par exemple vers 18 h. Dans ce cas, nous reprenons la cuisine à partir de 15 h, et les livraisons s’effectuent entre 17 h et 18 h. La livraison la plus éloignée que nous avons effectuée est à Iavoloha, je crois. Nous avons aussi des clients fidèles qui habitent à Itaosy et Ambatofotsy. Il arrive que certains nous demandent s'ils peuvent venir récupérer leur commande directement chez nous. Si c'est à Analamahintsy, nous les livrons gratuitement, sans frais supplémentaires.

Des projets ?
Cette année, nous prévoyons d’ouvrir un point de vente à Analamahintsy, sous forme de kiosque. Ce sera un espace où l'on pourra cuisiner directement sur place. L'idée est que ce kiosque soit démontable, afin que, si l’affaire fonctionne bien, nous puissions l’emporter pendant les périodes de vacances dans les provinces, comme à Foulpointe ou Majunga. Toutefois, les livraisons continueront comme d’habitude.

Propos recueillis par Cédric Ramandiamanana

Facebook : Hanina Analamahintsy
+261 33 58 408 80

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Golden Rose : La beauté à la turque charme Tana

Lire

26 août 2026

Golden Rose : La beauté à la turque charme Tana

La cosmétique turque a trouvé son ambassadrice à Madagascar. Golden Rose Style and Beauty vient de rouvrir dans un espace repensé, plus vaste et plus...

Edito
no comment - Fin de saison

Lire le magazine

Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

No comment Tv

Interview - L’Architecture du Goût - Août 2026 - NC 199

Découvrez L’Architecture du Goût, dans le no comment® NC 199 – août 2026.
À Antananarivo, deux univers créatifs se sont rencontrés autour d'une question simple : et si l'objet qui accompagne le repas transformait l'expérience même du goût ? L'Architecture du Goût, née de la collaboration entre le Studio ARRA et Kr.Atelier, propose une réponse aussi sensorielle que visuelle. Rencontre avec Ando Ramanantsoa et Kiady Ratovoson, les deux artistes qui redéfinissent l'art de la table.

Focus

Jazz@Tohatohabato

15e édition du festival Jazz@Tohatohabato, à Antananarivo du 5 au 9 août dernier
© Jazz@Tohatohabato

no comment - Jazz@Tohatohabato

Voir