Maman’i Haja : Côte, jambon et tradition !
4 mai 2025 // Sortir // 5695 vues // Nc : 184

Antaninarenina, emplie de saveur des plats malgaches de Maman’i Haja depuis 2003. Des propositions aux prix variés pour ceux qui sont à la recherche d’un déjeuner consistant et rapide. Hajatiana Julia Robert Randriantahiana ou Haja, sa mère, Perline Razanamalala qui est la fameuse Maman’i Haja, et ses frères et sœurs se sont installés dans un coin devenu renommé en centre-ville.

Cette gargote, située entre les bijouteries du quartier, est le repère des travailleurs des alentours. Tous les jours, à partir de 11 heures, Haja accueille plus d’une centaine de personnes pour le déjeuner. La nuit, sa mère sert le dîner jusqu’à des heures tardives. Connu pour ses plats de riz et de côtelettes ou de jambon, Maman’i Haja est aussi un lieu d’exploration des possibilités à la sauce malgache. « Beaucoup de nos clients n’ont pas aimé le canard avant de goûter à nos plats. De même pour le lapin, car nous essayons de garder la façon malgache, sans produits chimiques. » Pour l’équipe, les commentaires sont toujours les bienvenus, un engagement que l’établissement s’est promis d’honorer pour garder la meilleure qualité pour les clients.

« Les plats restent fidèles aux recettes laissées par mon père. » Pour Haja, la cuisine est un art de famille et c’est son domaine de prédilection : « Dès l’enfance, j’ai baigné dans tout ce qui était grillade et sambos. J’ai également fait du “sandwich Vakinankaratra” que je vendais à Ambohidahy. » Aujourd’hui, en plus des spécialités locales, il sert une variété de plats gastronomiques. Au début, Maman’i Haja est née de l’idée selon laquelle le quartier d’Antaninarenina manquait d’endroit où déjeuner.

Haja a proposé à sa mère d’ouvrir un coin pour lui, ses collègues et les travailleurs des environs. Ce sont ces premiers clients qui l’ont donné le nom « Maman’i Haja ». Aujourd’hui, avec une équipe et une quarantaine de couverts, le spot est devenu une référence dans le quartier. Plus que des plats à manger sur place, la petite entreprise s’est récemment mise au service de livraison pour les amateurs du goût.

Les ingrédients varient selon les saisons et les propositions au marché. « Nous n’utilisons que des produits frais. » Des produits que la mère d’Haja et sa sœur vont chercher sur le marché local tous les jours. Les propositions se renouvellent souvent : « J’ai beaucoup d’amis en province : ils voient que je cuisine et ils viennent, on se retrouve et on cuisine ensemble. » En plus des variations à la carte, Haja et la famille ambitionnent de s’étendre dans la capitale et, éventuellement, en province sur le long terme. Le service traiteur ayant déjà fait ses preuves, l’équipe de Maman’i Haja propose ses prestations pour ravir les amateurs de plats locaux durant les festivités. « J’ai vécu des moments mémorables ici (chez Maman’i Haja). J’aime voir tout un groupe de personnes, une famille par exemple, commander des plats variés et prendre quelques photos avant de manger. » Le partage est à l’honneur, les recettes malgaches toujours en avant : Maman’i Haja signe un goût différent de nos habitudes.

Rova Andriantsileferintsoa

Contact : +261 38 68 777 68

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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