En ville avec Kala Vony
11 mars 2022 // Downtown // 9056 vues // Nc : 146

Quand elle ne passe pas des heures à créer, polir et admirer ses pierres précieuses, Kala Vony aime passer du bon temps avec ses amis. Elle nous livre ses bons plans dans la capitale.

Votre resto favori ?
Je ne vais pas trop dans les restos, j'ai toujours préféré les repas faits maisons.
Mais de tous les restos où je suis allée, j’aime beaucoup le Citizen à Isoraka et sa superbe vue.  

Votre plat préféré ?
Sans hésiter, « lasopy légume », une bonne soupe de légumes !

Votre boisson fétiche ?
Le café !

Vos hobbies ?
Je suis passionnée de lecture. Je peux dévorer un roman entier en une journée au point d'oublier de manger.
J'adore aussi naviguer sur internet, pour suivre les infos, chercher des nouvelles idées, des inspirations.
Et écouter de la musique, je ne me sépare jamais de mes écouteurs !

Un endroit pour faire du shopping ?
La plupart du temps, je fais mon shopping en ligne mais il m’arrive de me balader dans les marchés de Tana comme à Mahamasina ou Analakely, surtout pour les fruits et les légumes. J'adore aussi la boutique Mod'ado à Ambatomitsangana, on y trouve pleins de vêtements sympas.

Les meilleurs plans pour un apéro ou pour terminer la soirée ?
Pour une petite pause l'après-midi pour un vendredi joli, je vais à La Teinturerie à Ampasanimalo.

Un endroit pour s’évader ?
Je n'y suis jamais allée mais j'aimerais visiter la réserve expérimentale de Vohimana à l’est de Tana.

Les meilleurs plans pour les vacances ?
Morondava, Foulpointe, Ranomafana Ifanadiana.

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Le Fianar Reggae Festival. J'adore le reggae et c'est en même temps une occasion de passer un moment avec les amis en dehors de Tana. Ça me manque !

Votre actualité ?
Je vais sortir une nouvelle collection de bijoux très flashy, je n'ai pas encore de date car je suis en pleine création en ce moment. Sinon, il y a une expo avec d'autres amis artistes qui se prépare pour le 8 mars prochain.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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