Ando Baliaka : Se mettre à nue
3 mars 2022 // Arts Plastiques // 5145 vues // Nc : 146

Peintre aquarelliste, Ando Baliaka a toujours eu un intérêt particulier pour l’art visuel. En 2016, elle découvre l’aquarelle par curiosité, fait des recherches en regardant des vidéos de speed painting sur internet et continue d’explorer cette technique. « Je me suis attachée à l’aquarelle car j’aime le côté translucide et fluide. Elle est très souple à travailler et donne un aspect assez fin et délicat dans ses rendus. » La jeune artiste se tourne vers un style à la fois conceptuel et figuratif, jouant avec les symboles et les sens induits. « Cela me permet d’ignorer les normes, la logique. Je m’autorise à mettre une touche de bizarre ici, une touche de fantaisie là, ou bien d’exagérer ou au contraire omettre certaines choses. Même si le style varie au fil du temps, le rendu est toujours le reflet de ma perception des choses. »

Au départ, elle s’inspire d’une situation, d’un vécu, d’une émotion, d’une discussion… Les thèmes qu’elle aborde sont donc aléatoires. « J’aime l’idée d’avoir un large choix de sujets à explorer, même si la nature et le vivant sont omniprésents. » Après avoir participé à des expositions collectives, elle se lance dans une exposition solo en octobre 2020 au Centre de ressources des arts actuels de Madagascar (Craam) à Ankatso, sous le titre Inside-Out. Une dizaine de tableaux réalisés principalement avec de l’aquarelle et des techniques mixtes. «  Cette exposition était une façon de me mettre à nue, d’explorer l’univers interne, l’inconscient : une découverte de soi en profondeur. J’ai essayé de représenter différents états d’esprit, des choses comme les tourments, les peurs, les choses qu’on recherche… en jouant sur le symbolisme des éléments représentés, combiné à un décor assez abstrait. »


Aina Zo Raberanto

Golden Hour
2021
Aquarelle sur papier 210 × 297 mm
Mon mur
2019
Encre sur papier 148 × 210 mm
Rebirth
Inside-Out 2020
Aquarelle et technique mixte sur papier 580 × 770 mm
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Bonne… continuation

Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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Prise de vue : Ambatobe Résidence 
Collaborations : Kostami - Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

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