Ando Baliaka : Se mettre à nue
3 mars 2022 // Arts Plastiques // 5767 vues // Nc : 146

Peintre aquarelliste, Ando Baliaka a toujours eu un intérêt particulier pour l’art visuel. En 2016, elle découvre l’aquarelle par curiosité, fait des recherches en regardant des vidéos de speed painting sur internet et continue d’explorer cette technique. « Je me suis attachée à l’aquarelle car j’aime le côté translucide et fluide. Elle est très souple à travailler et donne un aspect assez fin et délicat dans ses rendus. » La jeune artiste se tourne vers un style à la fois conceptuel et figuratif, jouant avec les symboles et les sens induits. « Cela me permet d’ignorer les normes, la logique. Je m’autorise à mettre une touche de bizarre ici, une touche de fantaisie là, ou bien d’exagérer ou au contraire omettre certaines choses. Même si le style varie au fil du temps, le rendu est toujours le reflet de ma perception des choses. »

Au départ, elle s’inspire d’une situation, d’un vécu, d’une émotion, d’une discussion… Les thèmes qu’elle aborde sont donc aléatoires. « J’aime l’idée d’avoir un large choix de sujets à explorer, même si la nature et le vivant sont omniprésents. » Après avoir participé à des expositions collectives, elle se lance dans une exposition solo en octobre 2020 au Centre de ressources des arts actuels de Madagascar (Craam) à Ankatso, sous le titre Inside-Out. Une dizaine de tableaux réalisés principalement avec de l’aquarelle et des techniques mixtes. «  Cette exposition était une façon de me mettre à nue, d’explorer l’univers interne, l’inconscient : une découverte de soi en profondeur. J’ai essayé de représenter différents états d’esprit, des choses comme les tourments, les peurs, les choses qu’on recherche… en jouant sur le symbolisme des éléments représentés, combiné à un décor assez abstrait. »


Aina Zo Raberanto

Golden Hour
2021
Aquarelle sur papier 210 × 297 mm
Mon mur
2019
Encre sur papier 148 × 210 mm
Rebirth
Inside-Out 2020
Aquarelle et technique mixte sur papier 580 × 770 mm
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Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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