Cœur et Conscience « 1000 enfants parrainés »
6 novembre 2020 // In & Out // 3523 vues // Nc : 139

Coufé « de fil en aiguille »

En mars dernier, trois jeunes entrepreneurs, Andrianarinoa Thierry, Rabenja Jessica et Andriamandimbisoa Kiraën, âgés de 20 ans, ont décidé de créer une marque de t-shirts Coufé pour Company Organized and United for Fair Entrepreneurship. Des t-shirts à message brodés par des détenues de la prison d’Antanimora. «Cette idée est née à la suite d’une vidéo d’Amnesty International sur les conditions de la vie carcérale à Madagascar. Nous nous sommes dit, pourquoi ne pas travailler avec des détenus ? Nous avons besoin de main d’œuvre pour mettre le projet en place et ces personnes ont du temps ainsi que des compétences non mises en valeur.» La petite entreprise travaille aujourd’hui avec 15 détenues dont certaines ont déjà des compétences en matière de broderie et d’autres suivent des formations. Contrairement à la broderie industrielle, ils peuvent fournir des articles à l’unité avec une finition plus contrôlée et personnalisés selon le goût des clients. «Nous voudrions collaborer avec tous les milieux carcéraux à Madagascar en promouvant d’autres métiers, le but étant de diversifier les activités au sein de Coufé. Nous envisageons aussi de faire suivre une formation sur l’entreprenariat aux détenues car nous sommes une marque engagée dans la réinsertion sociale.»

Cœur et Conscience « 1000 enfants parrainés »

Changer l’avenir des enfants, c’est la mission de l’association Cœur et Conscience basée à Diego Suarez. Créée en janvier 2006 par Amédée, cette association est devenue un acteur majeur de la Protection de l’Enfant à Madagascar avec le soutien de l’Unicef, l’Union Européenne et la collaboration des autorités malgaches. Elle a pour objectif d’offrir une éducation de qualité aux enfants défavorisés en les accompagnant dans leur scolarité. Une antenne s’est également créée à La Réunion.«Nous travaillons en étroite collaboration avec les acteurs locaux, un réseau d’associations et d’organismes partenaires» souligne Patricia Rasoanindrina, coordinatrice de l’association. «Il faut éduquer les enfants dès leur plus jeune âge pour qu’ils apprennent les valeurs humaines universelles. Aujourd’hui, nous parrainons 1000 enfants.»

Page réalisée par Aina Zo Raberanto

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

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