Karen Rakotomiarantsoa – Makay International : « Nous contribuons à l’essor des PMEs malgaches sur la scène internationale »
31 juillet 2024 // Entreprendre // 9041 vues // Nc : 175

A Madagascar, les PMEs (Petites et Moyennes Entreprises) représentent un potentiel fiscal de 542 milliards d’ariary. Le cabinet de consulting Makay International souhaite exploiter ce potentiel, en se spécialisant dans l’internationalisation et l’investissement à Madagascar. Pour Karen Rakotomiarantsoa, sa co-fondatrice et Directrice Générale, Madagascar peut tout à fait profiter des opportunités internationales.

Pourquoi avez-vous créé Makay ?
Mon mémoire traitait de l’internationalisation en ligne. La nouvelle forme d’internationalisation qui conduit une entreprise à se développer hors frontière grâce aux outils et stratégies digitaux. J’ai trouvé ma passion en traitant ce sujet : allier le digital et le développement international des PMEs malgaches. Ensuite, par mes études à Dubaï, j’ai constaté le potentiel énorme de nos PMEs à l’international, mais par manque d’accompagnement et à défaut de moyens, les marchés internationaux ne sont desservis que par une poignée d’entreprises. De là est née Makay International. Un cabinet qui souhaite accompagner les entreprises dans leur internationalisation et dans l’autre sens, amener des investisseurs à développer des projets à Madagascar.

Qu’est-ce que les PMEs gagneraient à s’internationaliser ?
Je prends l’exemple des développeurs web. La demande internationale excède largement la demande nationale. De même, pour la vannerie malgache : considérée comme un produit de luxe à l’international, mais dévalorisée par les consommateurs locaux. L’internationalisation permet aux PMEs non seulement de mettre leurs produits et/ou services en valeur mais également et surtout de s’adresser à sa vraie cible directe. Le défi est que Madagascar ne soit plus qu’un pays de sous-traitance mais que nous devenons un vrai acteur, qui tire un réel profit de la chaîne de valeur d’un secteur donné. C’est cette valorisation du produit/service que gagnerait une PME à s’internationaliser. Enfin, si nous abordons l’état du marché à Madagascar, les PMEs à fort potentiel international sont réticentes à s’exporter aux vues des risques éventuels et des coûts que cela peut représenter. Makay a été créée justement pour donner une alternative moins coûteuse et moins risquée à l’internationalisation.

En quoi la présence d’investisseurs étrangers améliore l’écosystème entrepreneurial à Madagascar ?
La présence d’investisseurs étrangers contribue dans un premier temps à l’injection de capitaux à Madagascar. Des capitaux qui permettent le développement, l’innovation et la modernisation des PMEs. Les investisseurs étrangers créent également des opportunités de partenariats stratégiques et d’accès à de nouveaux marchés. Cela booste la dynamique d’un environnement où les PMEs bénéficient de réseaux internationaux ainsi que des perspectives de croissance accrues. Enfin, ces investissements stimulent la création d’emplois et la demande de services locaux. Tout cela en fait, contribue à un cercle vertueux de développement pour l’écosystème entrepreneurial à Madagascar.

Partenariat stratégique avec Kajy Partners.
Photo Kanto R.

A quels défis les PMEs font-elles face actuellement ?
Cinq points essentiels ralentissent les PMEs malgaches. D’abord, le cadre législatif et réglementaire qui est complexe et changeant. Les obligations étant lourdes et/ou incompréhensibles par les dirigeants des PMEs. À cela s’ajoute la lenteur des procédures et des délais administratifs qui en découragent plus d’un. Sur le plan économique, l’accès restreint aux financements limite les opportunités de développement des PMEs. Le point suivant, tout le monde s’en plaint et pas que les PMEs : le manque d’infrastructures. Les aléas comme l’électricité, les transports, la fluidité d’internet et bien d’autres éléments qui augmentent les coûts et réduisent en même temps la compétitivité.

Enfin, en dernier et non le moins important, la formation. Un besoin de renforcement des capacités managériales et de l’utilisation des nouvelles technologies se fait encore ressentir dans la Grande Ile. Une fois ces défis relevés, Madagascar sera un terrain propice à la création, la croissance et la durabilité des PMEs.

Comment les accompagnez-vous vers l’internationalisation ?
Notre offre d’internationalisation se divise en trois volets. La pré-internationalisation ou « Shape », l’internationalisation ou « Growth » et enfin la post-internationalisation ou « Empower ». En résumé, à travers ces volets, nous aidons les PMEs à choisir leurs pays d’implantation, à définir leurs stratégies, à rechercher des partenaires et investisseurs, à les accompagner sur le plan financier, juridique, logistique et marketing, mais également à effectuer un suivi des performances réalisées à l’international pour ensuite définir les nouvelles perspectives d’expansion. Nous avons également l’offre spéciale « internationalisation en ligne » qui s’adresse précisément aux PMEs désireuses d’attaquer de nouveaux marchés tout en réduisant les coûts d’implantation. Cette offre se caractérise par l’utilisation d’outils en ligne pour une portée internationale et une augmentation du chiffre d’affaires en devises. Nous ne privilégions pas de marchés spécifiques. La diversité des secteurs, la multitude de pays et l’infini des opportunités font la richesse et la beauté de notre métier.

« Le défi est que Madagascar ne soit plus qu’un pays de sous-traitance »

Quels sont les secteurs porteurs d’avenir ?
Des cas que nous avons rencontrés depuis le début de Makay, les secteurs qui intéressent le plus en ce moment sont le tourisme, l’agribusiness et l’exportation de produits locaux, les TIC et les services liés au digital. Pour participer activement à cette croissance, Makay International prévoit de renforcer ses partenariats dans ces secteurs et également d’offrir des services de conseils spécialisés et des formations adaptées dans ce sens. Nous nous engageons à accompagner les entreprises locales et internationales dans leurs projets de développement et de contribuer à la création d’un environnement favorable à l’innovation et à l’investissement à Madagascar. Enfin côté actualité, nous avons signé récemment un partenariat stratégique avec le cabinet Kajy Partners, et nous travaillons ensemble sur une expansion vers d’autres pays d’Afrique et également à Dubaï. Ce partenariat annonce le début d’une série de grandes nouvelles qui améliorera non seulement nos offres mais également notre réseau.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

karen@makayinternational.com
+261384532008
+261328586533

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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