Chef Hery Rasolofomanana de l’Hôtel Colbert (Tana)
18 août 2024 // Gastronomie // 6130 vues // Nc : 175

L’Hôtel Colbert Spa & Casino rayonne avec ses 4 étoiles au cœur de la capitale de Madagascar, une référence depuis 1928. Idéalement situé en centre-ville, il fusionne exceptionnellement la tradition hôtelière française et l'hospitalité légendaire malgache. Icône de l'hôtellerie et de la restauration, le Chef Hery Rasolofomanana officie derrière les fourneaux !

La passion du Chef Hery pour la cuisine a commencé en 1996, lorsqu'il a entamé sa carrière au plus bas échelon. Au fil des années, son talent et son dévouement l'ont conduit à laisser une empreinte indélébile à Tana. Il a affiné ses compétences à l'Arotel Antsirabe, puis a gravi les échelons jusqu'à devenir chef cuisinier à l’Hôtel Palissandre. Son parcours l'a ensuite mené au Plaza, au Nerone, au Panorama et au Kudeta. Depuis 2008, il est le chef exécutif du prestigieux Hôtel Colbert, où il exerce son art avec passion depuis seize ans. «Il n'existe pas de cuisine intrinsèquement bonne ou mauvaise. Un plat que je prépare peut plaire à un client et déplaire à un autre. C'est la nature subjective du goût : il n'y a jamais de mauvaise cuisine» affirme-t-il.

Présentez-nous votre style ?
Ma cuisine marie influences du monde, principalement française, avec des touches malgaches.

Quels sont vos produits et ingrédients de prédilection ?
Tout d'abord, je privilégie les produits malgaches à 95%. J'apprécie particulièrement le canard, les fruits de mer, le foie gras, les crevettes et le calmar.

À quelle fréquence modifiez-vous votre carte ?
Tous les six mois, mais les changements ne suivent pas nécessairement les saisons, car nous proposons également un service traiteur et nous sommes à l'écoute de nos clients.

Le ou la chef.fe qui vous inspire ?
Je suis inspiré par le chef Bocuse pour sa cuisine traditionnelle, ainsi que par Auguste Escoffier. Mon mentor, le chef Gourio, m'a formé et m'a initié à la gestion en cuisine.

Comment créez-vous un plat ?
Je m'inspire des demandes de nos clients et je m'adapte aux produits disponibles. Ma démarche part d'une cuisine traditionnelle que j'enrichis à ma manière pour proposer des plats uniques.

Votre péché mignon ?
Je n'en ai pas réellement (rires).

L'aliment que vous n'aimez pas manger ou cuisiner ?
Le camaron d'eau douce, complexe à cuisiner et dont la digestion varie d'une personne à l'autre. Mais comme je dis toujours, en cuisine, tout est une question de goût personnel et de préférences individuelles.

La cuisine en trois mots ?
Dure, Amour, Plaisir

Aller au restaurant ou cuisiner à la maison ?
Je préfère aller au restaurant, même si je n'y vais pas souvent. La cuisine à la maison est plutôt rare pour moi.

Quelle est votre actualité ?
Nous mettons en avant des produits de nos fournisseurs sous forme de suggestions, en parallèle à notre carte. Actuellement, nous mettons en valeur les produits malgaches, tels que la crevette Label Rouge de Madagascar, réputée pour être parmi les meilleures au monde !

Propos recueillis par Cédric Ramandiamanana

Facebook : Hôtel Colbert Spa & Casino
Téléphone : 020 22 202 02

Crevette Label Rouge de Madagascar

pour une personne

Ingrédients :
- 500 g de Crevettes Label Rouge de Madagascar
- Huile d'olive
- Brocolis - Carottes
- Herbes - Olives
- Tomates - Cornichons
- Cœur de palmier
- Épis de maïs
- Concombre
- Jus de citron
- Sel et poivre

Mode de préparation :
Éplucher les crevettes, puis les faire mariner dans de l'huile d'olive avec des herbes avant de les griller. Pour les garnitures : pocher les brocolis et les carottes, puis couper les concombres en petits morceaux. Ensuite, tailler l'épi de maïs et le cœur de palmier, et couper les tomates en quartiers, sans oublier les olives en deux et les cornichons en cubes. Mélanger tous les légumes avec de l'huile d'olive, du jus de citron, du sel et du poivre dans un bol. Et pour finir, disposer les crevettes grillées sur une assiette et servir avec le mélange de légumes préparé.

Chef Hery Rasolofomanana de l’Hôtel Colbert

Propositions gourmandes

Tomates cerises et mozzarella au pistou

Médaillon de zébu aux trois poivres, accompagné de frites et salade

Aiguillettes de canard à l'échalote avec gnocchis

Soufflé à la vanille avec crème anglaise

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

Lire

23 janvier 2026

Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

L’Ultra Trail des Hauts Plateaux (UTOP) fera son grand retour du 1ᵉʳ au 3 mai 2026 pour une 17ᵉ édition qui s’annonce particulièrement dense. Après av...

Edito
no comment - Prêt à offrir

Lire le magazine

Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

No comment Tv

Making of shooting mode – Janvier 2026 – NC 192

Retrouvez le making of shooting mode du 𝗻𝗼 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁® magazine, édition janvier 2026 - NC 192
Prise de vue : La Teinturerie Ampasanimalo 
Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG - Carambole
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Mia, Alvine, Safidy, Ken, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

African Series Of Poker

African Series Of Poker, en décembre à l’Hôtel Carlton à Anosy

no comment - African Series Of Poker

Voir