K-Mëc : Mister Coktail
8 février 2022 // Gastronomie // 1877 vues // Nc : 145

Véritable chimiste de la boisson festive, K-Mëc n’hésite pas à expérimenter les mélanges les plus improbables pour satisfaire les palais. Pour lui, la création est infinie et… sans modération !

Bartender ou mixologue ?
Les deux, mon colonel (sorbet citron arrosé de vodka pour les connaisseurs, ndlr). Le bartender est celui qui maîtrise l’art du service, le mixologue celui qui crée les recettes et moi je fais les deux. J’ai chez moi un laboratoire équipé de plusieurs variétés d’alcools, de spiritueux, d’épices et de contenants en tout genre. La mixologie, c’est de la chimie, pour bien maîtriser le truc, il ne faut pas hésiter faire le voyage alcoolique… je m’explique ! Il faut goûter à tout car chaque alcool a sa particularité selon sa région, son pays d’origine… Perso, je fais beaucoup de recherches, beaucoup de lectures, je m’adapte aux produits mais aussi à mon environnement et à la demande des clients.

Tes meilleurs cocktails ?
Il y a quelques temps, j’ai participé à un événement All Cool,Look all (Alcool Local) pour représenter les 18 tribus de Madagascar en cocktails. Je me suis documenté sur chaque tribu.

Parexemple, pour les Betsileo, j’ai choisi la corne de zébu commecontenant et j’ai utilisé l’Ambodivoara (rhum artisanal) commebase. Parmi mes autres créations, on retrouve le Litchi Sour, le Banana Split, le Akka… Il en faut pour tous les goûts. Certains adorent les cocktails plutôt salés, crémeux ou à base de persil, de ciboulettes… Personnellement, je les aime amers.

Quelle formation as-tu suivi ?
J’ai fait trois ans en hôtellerie à l’école Sir Gaëtan Duval à l’île Maurice. J’ai choisi la filière Food and Beverage avec spécialisation en bartending. Entre temps, j’ai enchaîné les petits boulots comme plongeur dans un Food Court ou serveur dans un restaurant chinois, le Shandong. Dans cet établissement il y avait un barman qui est décédé peu de temps après et on m’a proposé de lui succéder comme Bar Manager. J’y ai également rencontré un mixologue et j’ai donc appris à composer, à connaître les densités et les spécificités des rhums etdes autres boissons. Quand le Shandong a fermé, j’ai fait la rencontre d’un maître d’hôtel qui m’a proposé de travailler avec luiau Palms Hotel à Quatre-Bornes, au sein du Sky on 12 Loungeau niveau du rooftop. À l’époque, ce n’était pas encoretrès connu. On m’a donné carte blanche pour créer dessignatures cocktails.

Litchi sour
© Photo : Fabio Thierry Andriamiarintsoa

Le retour à Madagascar ?
Je suis revenu en 2018. Je cherchais un endroit pour fairedu jonglage et on m’a indiqué l’Aléa des Possibles de VirginieLavenant. Elle devait inaugurer un chapiteau de cirque en collaboration avec l’Is’art Galerie, l’actuelle Teinturerie à Ampasanimalo, et elle m’a demandé de proposer mes cocktails. Malheureusement, je n’en ai vendu que deux ce jour-là. Mais Cécile, de l’Is’art Galerie de l’époque, m’a proposé de travailler avec eux et defaire évoluer le côté restauration et bar du Comptoir des artistes, j’y suis toujours. J’ai aussi créé un bar mobile pour mieux faire connaître le métier qui n’est pas très valorisé chez nous.

Tes projets ?
De même qu’il y a des festivals de musique ou de danse, je vais organiser un festival des cocktails à la Teinturerie. Ce sera un grand laboratoire, j’y serais avec toutes les personnes qui ont collaboré avec moi, celles que j’ai formées. Ce sera une première à Madagascar. Je voudrais aussi participer au WorldClass, une compétition internationale de bartending. L’océan Indien est toujours représenté par La Réunion et l’île Maurice, pourquoi pas Madagascar ?


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Une soirée d’improvisation réussie à l’AFT

Lire

28 mars 2025

Une soirée d’improvisation réussie à l’AFT

L’Alliance Française d’Antananarivo, en collaboration avec la Compagnie Miangaly Théâtre, a offert au public une soirée mémorable ce jeudi 27 mars ave...

Edito
no comment - L’artisanat, un patrimoine à préserver

Lire le magazine

L’artisanat, un patrimoine à préserver

Madagascar brille sur la scène internationale par sa biodiversité exceptionnelle et son potentiel touristique. Mais au-delà de ses paysages et de sa faune unique, c’est aussi une terre de traditions, où se mêlent influences africaines, asiatiques et océaniques. L’artisanat en est l’un des plus beaux témoignages. Héritage précieux transmis de génération en génération, il incarne à la fois l’identité culturelle et le savoir-faire d’un peuple.
Travaillant le bois, le raphia, la soie sauvage ou encore la corne de zébu, les artisans malgaches façonnent des pièces d’une finesse et d’une originalité remarquables. Chaque objet raconte une histoire, chaque création porte l’empreinte d’un savoir-faire ancestral. Pourtant, à l’ère de la mondialisation et du numérique, ces métiers d’art sont en péril. La transmission se fragilise, les techniques se perdent, et avec elles, des familles entières voient disparaître leur principal moyen de subsistance.
Face à ces défis, quelles solutions pour préserver et valoriser l’artisanat malgache ? Quels défis doivent relever les artisans pour pérenniser leur activité face aux évolutions du marché et à la concurrence industrielle ? Décryptage à la page 50 dans notre rubrique ÉCO.

no comment - mag no media 11 - Mars 2025

Lire le magazine no media

No comment Tv

Making of Shooting mode – Tanossi, Haya Madagascar, Via Milano – Août 2024 – NC 175

Retrouvez le making of shooting mode du no comment® magazine édition Août 2024 – NC 175

Modèles: Mitia, Santien, Mampionona, Hasina, Larsa
Photographe: Parany
Equipe de tournage: Vonjy
Prises de vue : Grand Café de la Gare, Soarano
Réalisation: no comment® studio
Collaborations: Tanossi – Via Milano – Haya Madagascar

Focus

Tropic'Awards

Première édition réussie des Tropic'Awards, événement soulignant l'importance de la reconnaissance et de la valorisation du tourisme à Madagascar, le samedi 1er Mars 2025 au Canal Olympia Andohatapenaka.

no comment - Tropic'Awards

Voir