Valorant : Shooter tactique de l’année
8 octobre 2020 // Media & Add-0n // 12032 vues // Nc : 129

Le FPS (First Person Shooter) n’est plus un genre aussi populaire qu’au début des années 2000. Le marché des jeux compétitifs est dominé depuis plus de 20 ans par « Counter Strike », avec quelques challengers comme « Halo » et « Overwatch » qui essaient de gratter leur part de gâteau. Et aujourd’hui « Valorant ».

Sortir un nouveau jeu dans la veine des légendes du genre, qui plus est destiné à fricoter avec les professionnels, semble être (par la sainte grâce de la logique du gaming marketing) une opération suicide. Un « hara-kiri » comme on dit dans le milieu. C’est pourtant la belle folie que s’est offerte Riot Games avec Valorant. Après deux mois de bêta test, le dernier-né du créateur de League of Legends est officiellement disponible depuis le début du mois de juin.

Si le top des tendances sur Twitch montre que Valorant a bien été au centre de l’attention durant sa phase de test public, la stratégie marketing de Riot Games fait penser que les pics d’audience sont dus à autre chose que l’amour des joueurs pour celui-ci. En effet, au lancement de cette bêta, plusieurs influenceurs ont été invités à lancer le stream du jeu et quelques chanceux dans le public avait une chance de gagner une clé pour obtenir le fameux FPS avant la sortie officielle, en visionnant la vache à lait du marketing en ligne. Plus de streams, donc plus de « possibilités » d’avoir le sésame, et par extension plus d’audience pour améliorer ses chances à ce loto. Comme il s’agissait à ce moment-là de la seule méthode d’acquisition, Valorant a alors été malgré lui au sommet, non pas pour ses qualités, mais pour le désir d’y jouer (pour les plus impatients). Mais une fois le jeu disponible pour tous, est-ce qu’il a vraiment mérité autant d’attention ?

Ça serait un euphémisme de dire que les joueurs, et en particulier les partisans inconditionnels de Riot Games, voulaient avoir Valorant en main. En fait, c’est un véritable culte qui est né autour de toutes les annonces faites par le studio en 2019. Mais en bonne année apocalyptique qu’elle est, 2020 n’a pas failli à sa réputation. S’il est somme toute correct, avec un contenu classique mais intéressant et une prise en main qui tient ses promesses dans l’ensemble, ce n’est pas pour ça qu’on se souviendra de ce jeu de tir. En effet, c’est la première fois qu’un studio impose aux joueurs d’installer un logiciel anti-triche, obligatoire sans quoi le jeu ne peut se lancer.

Intrusif pour certains, sain pour l’expérience selon d’autres, il n’empêche que la triche ruine le plaisir de nombreux joueurs, et creuse petit à petit la tombe du gaming en ligne. Pour l’heure et avec le pauvre état dans lequel le grand public à trouver le jeu à sa sortie, difficile de lui assurer un avenir reluisant, même si ses qualités intrinsèques en font une excellente alternative aux ténors du genre. Si on juge Valorant, ce n’est pas autant pour ce qu’il est maintenant, mais plus pour ce que lui et tout le packaging autour pourrait apporter à l’univers du jeu vidéo à l’avenir.


Date de sortie : 2 juin 2020
Éditeur / Développeur :  Riot Games
Genre : FPS
Plateforme : PC
Note : 9/10


Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Golden Rose : La beauté à la turque charme Tana

Lire

26 août 2026

Golden Rose : La beauté à la turque charme Tana

La cosmétique turque a trouvé son ambassadrice à Madagascar. Golden Rose Style and Beauty vient de rouvrir dans un espace repensé, plus vaste et plus...

Edito
no comment - Fin de saison

Lire le magazine

Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

No comment Tv

Interview - L’Architecture du Goût - Août 2026 - NC 199

Découvrez L’Architecture du Goût, dans le no comment® NC 199 – août 2026.
À Antananarivo, deux univers créatifs se sont rencontrés autour d'une question simple : et si l'objet qui accompagne le repas transformait l'expérience même du goût ? L'Architecture du Goût, née de la collaboration entre le Studio ARRA et Kr.Atelier, propose une réponse aussi sensorielle que visuelle. Rencontre avec Ando Ramanantsoa et Kiady Ratovoson, les deux artistes qui redéfinissent l'art de la table.

Focus

Jazz@Tohatohabato

15e édition du festival Jazz@Tohatohabato, à Antananarivo du 5 au 9 août dernier
© Jazz@Tohatohabato

no comment - Jazz@Tohatohabato

Voir