Taka Andrianavalona : Libre créateur
5 avril 2023 // Arts Plastiques // 6604 vues // Nc : 159

Bédéiste, graffeur, illustrateur, peintre, Taka est un libre créateur. Depuis une quinzaine d’années, il n’a jamais voulu s’enfermer dans un style ou une technique particulière. Sa créativité est débordante et ses inspirations multiples.  

Bemiray (Patchwork), c’est sa première exposition de l’année, présentée à l’Is’art Galerie à Ampasanimalo pendant un mois. Une exposition qui est un condensé d’histoires, d’influences, de disciplines, de techniques, de styles mais surtout retrace la vie de l’artiste. Très jeune, il a été influencé par son grand-frère, un des dessinateurs des bandes dessinées comme Danz ou Commando. « A la maison, il y avait une imprimante. J’étais plus attirer par la manipulation des plaques et des couleurs. Je savais que je ne voulais pas vraiment faire de la bande dessinée. » Amateur de rap, il découvre le graffiti, d’abord sur les murs et se rend compte que c’était possible de le transcrire sur les toiles. « Cette exposition, c’est la rencontre des différences. Je mélange à la fois la peinture, le graffiti et l’art plastique puisque j’utilise également d’autres matières que la peinture. »

L’artiste qui ne veut être régi par aucune règle ou norme jouent avec différentes techniques comme le pochoir, le pinceau, le spray… « J’ai mélangé différentes couleurs de base qui m’ont amené à avoir différentes nouvelles couleurs. Et c’est là où je me suis dit que je pouvais combiner le street art avec la culture malgache à ma façon et dans une vision plus moderne. » De ses couleurs vibrantes, on retrouve un style emprunté au pop art auquel il mélange le recyclage, les formes, les symboles et les volumes.

Ariary
(100 x 100 cm) 2023 Techniques mixtes
Mama
(100 x 100 cm) 2023 Techniques mixtes

Il faut savoir que cette exposition est le fruit d’un mois de recherches, d’expérimentation, de discussions. En effet, Taka fait partie des dix artistes visuels représentés par l’Is’art Galerie pendant deux ans. La galerie est le lieu innovant qui cherche à promouvoir l’art contemporain malgache.

Songe
(120 x 90 cm) 2023 Pochoirs et acrylique
Friends
(120 x 100 cm) 2023 Acrylique

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Rija Ramanantoanina : « L'œuvre de toute une vie »

Lire

28 mai 2026

Rija Ramanantoanina : « L'œuvre de toute une vie »

Ce dimanche 31 mai, à 15 heures, l'amphithéâtre du Centre de Conférence International d'Ivato accueillera un événement inédit dans l'histoire de la mu...

Edito
no comment - Exister en malgache

Lire le magazine

Exister en malgache

Juin à Madagascar, c'est un mois qui déborde. La langue, l'enfant, l'indépendance — trois célébrations bousculées dans trente jours, comme si le calendrier avait, lui aussi, quelque chose à dire. Et si ce n'était pas un hasard ? Ces trois commémorations racontent, au fond, la même histoire : celle d'un peuple qui cherche, depuis 1960, à exister pleinement sur ses propres termes. Pas seulement dans les discours officiels et les défilés — dans la vie réelle, quotidienne, celle qui se joue désormais aussi sur un écran.Car le vrai terrain de la souveraineté culturelle s'est déplacé. Il est numérique, algorithmique, et aussi impitoyable. Une langue absente du web est une langue que le monde n'entend pas — et qu'il finit par oublier. Le malgache, parlé par trente millions de personnes, riche d'une histoire linguistique qui traverse les siècles et trois océans, mérite mieux que l'invisibilité numérique. L'initiative Wikiteny — atelier consacré à l'enrichissement des contenus en malgache sur internet — est allée dans ce sens. Ce type d'initiative doit être multiplié, amplifié, soutenu. Sans attendre.C'est là, précisément, que la langue rejoint l'économie. Une identité qui ne se raconte pas, c'est une culture qui ne se monétise pas — un savoir-faire qui reste sans vitrine. Madagascar exporte sa vanille, ses textiles, sa biodiversité unique. Mais que fait-on de l'autre richesse, l'immatérielle, celle qui ne figure dans aucune balance commerciale et qui, pourtant, vaut de l'or ? Soixante-quatre ans après l'indépendance, la vraie souveraineté se joue peut-être là : dans la capacité à dire qui nous sommes, en malgache — et à faire en sorte que le monde l'entende. Haut et fort.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - LeManana guitariste - Mai 2026 - NC 196

Découvrez LeManana guitariste dans le no comment® NC 196 – mai 2026
LeManana puise ses racines dans le beko du Sud de Madagascar pour mieux les mêler aux rythmes d'Afrique et du monde. Quinze ans après ses débuts sur scène, sa world music a déjà traversé les cinq continents. Rencontre avec un artiste qui n’a pas fini de faire voyager la musique malgache.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir