Sandrine Ramamonjisoa : Quand le jazz rencontre le hip hop
10 juillet 2023 // Musique // 12331 vues // Nc : 162

Résidente en Allemagne, Sandrine Ramamonjisoa, née d’une mère allemande et d’un père malgache, a créé son band, Appaloosa. Leur signature ? Rythmes effervescents, jeu expérimental, synergie et improvisation.

Tes débuts dans la musique ?
J’ai commencé à jouer au piano quand j’avais 6 ans. Mais je voulais essayer d’autres instruments, donc, j’ai commencé à apprendre le saxophone à 11 ans.

Cela fait maintenant 14 ans que j’en joue. Dans ma famille, mon frère est également musicien. Par contre, mon père nous accompagne juste à la guitare et au chant, mais sans être professionnel. Actuellement, je suis au Conservatoire en quatrième année.

Appaloosa, un groupe mélangeant jazz et hip hop ?
Nous avons créé le groupe il y a deux ans. Nous nous sommes connus au Conservatoire. Appaloosa, c’est le nom d’une race de cheval originaire des Etats-Unis. La formation est composée de Pual Laga, le Vibraphoniste, Bertram Liebmann, le pianiste, Natasha Zaychenko, la bassiste, Nikolas Siess, le batteur et moi-même. Nous jouons mes compositions qui sont influencées par le hip hop, mélangées à la musique malgache et au jazz contemporain. J’aime cette idée de fusion qui emmène à une ouverture. Je suis toujours en quête d’expérimentation, de groove, de synergie et d’énergie.

Les projets ?
Nous avons déjà sorti notre premier EP, nous pensons à la sortie d’un album et nous ferons bien sûr quelques concerts. Sinon, au début de l’année, j’étais à Madagascar pour accompagner mon cousin Lova Mpagnesa pour la sortie de son album à l’IFM à Analakely. Donc, je pense qu’un retour à  Mada sera prévu.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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C'est vrai pour les peuples. Alors, en ce début d’année en plein mois de mars, permettez-nous de vous adresser nos voeux les plus sincères. Mitomboa hasina — que votre valeur sacrée grandisse. Samia tsara, samia soa — que tous soient en bonne santé, que tous aillent bien. Que cette nouvelle année soit plus lumineuse que la précédente, plus douce, plus féconde. Que ceux qui cherchent leurs racines les trouvent — et qu'ils y puisent, non pas une nostalgie stérile, mais une force tranquille pour aller de l'avant. Taombaovao 2026. Une page blanche. À vous de l'écrire.

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