« Petite Melody » La musique de l’enfance
5 mars 2022 // Cinéma // 4424 vues // Nc : 146

Dina Nomena Andriarimanjaka a remporté le premier prix de « 7 jours pour 1 film ». Un « rêve d’enfant » qu’elle a pu réaliser (en sept jours !) à travers cet atelier de promotion du cinéma africain au féminin.

Pourquoi « Petite Melody » ?
C’est ma nièce qui m’a inspiré cette histoire. Pendant le confinement, j’ai eu le temps de l’observer  et je voyais comment elle plongeait dans son univers avec sa poupée. Ce contraste entre l’insouciance de l’enfant et la pesanteur de ce qui l’entoure m’a interpellé.  

Dans le scénario initial, Melody prend la place de sa mère et elle la place de sa poupée. Que recherchez-vous dans ce jeu de substitution ?
Elle devient la maman de sa poupée. À travers cette relation mère-fille se révèlent des moments simples de la vie, de la complicité. C’est ce que je voulais raconter. Les femmes et les enfants ont toujours été des sujets qui me tiennent à cœur.

Dans le scénario initial, l’intention se concentre sur les gestes de Melody. Dans la version retravaillée, l’alternance de points de vue entre Melody et sa poupée prend plus de place. Pourquoi ?
Ce glissement s’est opéré après avoir retravaillé le scénario. Dans le scénario initial, nous avions plutôt prévu des plans rapprochés qui permettent de détailler les gestes de Melody quand elle joue avec sa poupée. Dans la version finale, nous avons opté pour des plans plus larges permettant de déplacer les points de vue.

Votre métier de journaliste vous a-t-il aidée ?
Énormément, que ce soit dans l’écriture ou la réalisation. Petite Melody est mon premier film et réaliser a toujours été un rêve pour moi. En plus de mon admiration pour les réalisatrices malgaches, je suis une grande fan du Japonais Hayao Miyazaki (réalisateur de films d'animation, NDLR). Sa poésie m’a toujours fascinée.

Après ce premier succès, comment voyez-vous l’avenir ?
Cette expérience a suscité une furieuse envie de raconter d’autres histoires. Je travaille déjà sur l’écriture d’un nouveau scénario.


Domoina Ratsara
Association des critiques cinématographiques de Madagascar (ACCM)

Pour un cinéma de femmes
« 7 jours pour 1 film » est un atelier itinérant qui a pour objectif de révéler les femmes désirant se professionnaliser dans le milieu du cinéma en Afrique. Il comprend un concours de scénario, un atelier de formation, la réalisation du film primé et l’accompagnement de sa diffusion à l’international. Le principal challenge pour la gagnante issue des lauréates sélectionnées à chaque édition est, avec la participation de celles-ci, de pouvoir préparer, tourner, monter et diffuser son film de court métrage en sept jours seulement. 

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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