O.R. « Besoin de folie et de liberté ! »
3 juillet 2022 // Arts Plastiques // 7847 vues // Nc : 150

Artiste peintre et militante pour la préservation de l’environnement, Raharinjatovo Onjatiana Rajaobelina, plus connue sous nom de O.R., explore la peinture depuis 2020. Mais elle a toujours eu le goût du dessin et des travaux manuels. Sa rencontre avec un autre artiste, A.J., est déterminante dans son choix pour la peinture.  « La première magie avec le pinceau m’a poussé à poursuivre dans cette voie. Que ce soit un mur, une toile, une planche… la peinture me permet de m’évader, de donner forme à mes idées, à mes émotions et à les partager. » Elle a réalisé sa première exposition collective en mars 2021 à La

Teinturerie à Ampasanimalo lors de la Journée internationale des droits de la femme. Sa passion pour la nature, son combat pour l’environnement à travers son association Green Madagascar ne se retrouvent pas dans ses œuvres. Elle aborde plutôt le côté humain. « Mon nom d’artiste, O.R., je l’ai choisi justement pour dissocier ce que je fais dans ces deux domaines. En peinture, je parle surtout de caractères, de ressentis, de valeurs… La nature, c’est toute ma vie, mon combat, mon univers. À côté, j’ai aussi d’autres messages à faire passer. Ma démarche est assez paradoxale. Quand je provoque, je prône également la tolérance. » La jeune artiste se cherche encore et ne veut pas définir son style. « Pour le moment, j’explore, je développe. Je trouve mon style mon style encore trop sage. J’ai besoin de beaucoup de folie et de liberté ! »


Aina Zo Raberanto

MaivanaTechnique mixte sur palette recyclée
Vavy-lahyTechnique mixte sur toile
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Edito
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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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