« Onja mahery », novelas et addictif
4 février 2022 // Cinéma // 5599 vues // Nc : 145

Le premier épisode d’« Onja mahery », une production d’Alpha Prod, a été diffusé sur la chaîne « Novegasy » de Canal+ Madagascar le 13 janvier dernier. Du télénovelas à la malgache, hautement addictif malgré les failles.

Un jeune homme dans une ferme de poules pondeuses. Survol d’un bourg en périphérie de la capitale. Une impression de déjà-vu.
Le feuilleton est-il dans la perpétuation d’un héritage, celui d’un certain feu Razafindrakoto qui affectionnait ces sujets qui touchent le monde rural ? Pas vraiment.
Le feuilleton s’intéresse plutôt au destin d’un homme, Ratsarazaka, qui à l’issue d’un pacte, est contraint de donner sa fille en sacrifice.

Réalisé par Berthie Ramiandrisoa et Camille Ratovondrazaka sur le scénario d’Arikaomisa Randria et Hortense Randriamanantena, le film vient enrichir une pléiade de feuilletons qui constituent aujourd’hui le genre novelas à la malgache, ce format addictif importé d’Amérique latine. Dès le premier épisode, les ingrédients bien connus se profilent : une histoire d’amour naissante avec vengeance et trahison en perspective.

Onja mahery est le premier feuilleton produit par Alpha Prod diffusé sur la chaîne Novegasy, tous les jours, à partir de 17 h 40.

La maison s’est spécialisée dans les longs métrages dont les derniers-nés sont Mafana tratra 2 ou encore Totoim-bitana 2. Un savoir-faire et des expériences que le producteur veut mettre au service de ce genre en plein succès à Madagascar.

Le feuilleton illustre toutefois les nombreux défis de l’audiovisuel et du cinéma à Madagascar. Le manque de compétences transparaît à l’écran à toutes les étapes de la production. Une faille que la chaîne compte combler à travers la mise en place d’un dispositif d’accompagnement pour ses producteurs partenaires. Une initiative qui va ravir le cœur de millions de téléspectateurs.


Domoina Ratsara
Association des critiques  cinématographiques de Madagascar (ACCM)

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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