« Onja mahery », novelas et addictif
4 février 2022 // Cinéma // 6540 vues // Nc : 145

Le premier épisode d’« Onja mahery », une production d’Alpha Prod, a été diffusé sur la chaîne « Novegasy » de Canal+ Madagascar le 13 janvier dernier. Du télénovelas à la malgache, hautement addictif malgré les failles.

Un jeune homme dans une ferme de poules pondeuses. Survol d’un bourg en périphérie de la capitale. Une impression de déjà-vu.
Le feuilleton est-il dans la perpétuation d’un héritage, celui d’un certain feu Razafindrakoto qui affectionnait ces sujets qui touchent le monde rural ? Pas vraiment.
Le feuilleton s’intéresse plutôt au destin d’un homme, Ratsarazaka, qui à l’issue d’un pacte, est contraint de donner sa fille en sacrifice.

Réalisé par Berthie Ramiandrisoa et Camille Ratovondrazaka sur le scénario d’Arikaomisa Randria et Hortense Randriamanantena, le film vient enrichir une pléiade de feuilletons qui constituent aujourd’hui le genre novelas à la malgache, ce format addictif importé d’Amérique latine. Dès le premier épisode, les ingrédients bien connus se profilent : une histoire d’amour naissante avec vengeance et trahison en perspective.

Onja mahery est le premier feuilleton produit par Alpha Prod diffusé sur la chaîne Novegasy, tous les jours, à partir de 17 h 40.

La maison s’est spécialisée dans les longs métrages dont les derniers-nés sont Mafana tratra 2 ou encore Totoim-bitana 2. Un savoir-faire et des expériences que le producteur veut mettre au service de ce genre en plein succès à Madagascar.

Le feuilleton illustre toutefois les nombreux défis de l’audiovisuel et du cinéma à Madagascar. Le manque de compétences transparaît à l’écran à toutes les étapes de la production. Une faille que la chaîne compte combler à travers la mise en place d’un dispositif d’accompagnement pour ses producteurs partenaires. Une initiative qui va ravir le cœur de millions de téléspectateurs.


Domoina Ratsara
Association des critiques  cinématographiques de Madagascar (ACCM)

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Tourisme durable : Quand le responsable attire les foules

Lire

26 mai 2026

Tourisme durable : Quand le responsable attire les foules

Le Jardin d’Antaninarenina a accueilli les 22 et 23 mai derniers la troisième édition du Salon du Tourisme et du Développement Durable (STTD). Organis...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Making of shooting mode – mai 2026 – NC 196

Retrouvez le making of shooting mode du no comment® magazine, édition mai 2026 - NC 196
Prise de vue : Mada3TravelTours
Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG - Carambole 
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Maelan, Sharone, Iris, Manue, Mitia, Rindra, Mitia, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir