Miora Ralaimanisa répond au questionnaire Pivot
1 octobre 2020 // Arts Plastiques // 6313 vues // Nc : 129

L’illustratrice Miora Ralaimanisa répond du tac au tac au questionnaire Bernard Pivot. Dix questions pour aller au fond des choses… pas plus !

Votre mot préféré ? 
Carpe Diem, toujours profiter du moment présent.

Le mot que vous détestez ?
Impossible. Tout simplement parce que rien n’est impossible. 

Votre drogue favorite ?
Le chocolat ! Une addiction sous toutes les formes, à tout heure... Y a-t-il des groupes de parole pour ça ? 

Le son, le bruit que vous aimez ?
Les vagues qui claquent sur le sable.

Le son, le bruit que vous détestez ?
Ces jouets qui font du bruit en boucle pendant la sieste. 

Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?
Merde !  Finalement on devrait le retirer de la catégorie gros mot, c’est tellement … naturel !

Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque ?
Michelle Obama.

Le métier que vous n'auriez pas aimé faire ?
Comptable.

La plante, l'arbre ou l'animal dans lequel vous aimeriez être réincarnée ?
Un trèfle à quatre feuilles avec tout ce qu’il symbolise : l’espoir, la foi, l’amour et la chance.

Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire ?
Bienvenue, tu as bien profité, tu en profiteras encore plus ici et tu pourras manger autant de chocolat, sans grossir !

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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