Marathon - Prends ton temps, mais pas trop
18 janvier 2025 // Media & Add-0n // 9411 vues // Nc : 180

Nouvelle année, nouveaux défis ! Si vous êtes de ceux qui aiment vous immerger dans des mondes virtuels qui récompensent votre patience et votre persévérance (ou si vous aimez vous concentrer sur un titre unique), ces jeux sont faits pour vous. Avec leur richesse et leur profondeur, ils pourraient bien occuper une année entière de votre vie de joueur, sans jamais avoir à changer de jeux. Mais ça serait dommage de se limiter à un titre, alors ne vous y attardez pas trop quand même.

Elden Ring (2022)
(Oui, on en parle encore) Dans ce monde sombre et mystérieux conçu par Hidetaka Miyazaki et George R.R. Martin, vous incarnez un Sans-éclat (un sous-fifre si vous préférez) en quête pour devenir le nouveau Seigneur de l’Entre-terre. Évidemment, vous n’êtes pas le seul à vouloir cette belle promotion. Et en bon souls-like, chaque adversaire que vous rencontrez peut être un véritable mur pouvant vous prendre une bonne soirée à passer.

Sa carte immense, ses dizaines de boss complexes et ses énigmes cachées nécessitent des centaines d’heures pour être pleinement explorés. Elden Ring récompense la curiosité et le dévouement comme peu de jeux le font. Les amoureux de lore seront bien nourris s’ils s’en donnent la peine, puisque le jeu n’est pas raconté en ligne droite. Chaque bout de scénario doit être mérité après une longue enquête. Et avec plusieurs fins possibles, les plus passionnés passeront encore plus de temps à disséquer le moindre dialogue pour comprendre l’histoire et les mystères de ce monde en ruines. Ah! Et on vous a dit qu’il y a un DLC?

Baldur’s Gate 3 (2023)
Dans cet hommage aux RPG classiques de Donjons & Dragons, chaque décision compte. Les interactions sont infiniment complexes. L’histoire l’est encore plus. Chacun aura la sienne, puisque tout dépendra de vous. Votre groupe d’aventuriers que vous choisirez (s’ils veulent bien de vous), vos relations avec l’univers qui vous entoure… Par contre, si vous êtes malchanceux, vous pourrez bien finir le jeu en 30 minutes.

Une mauvaise décision, votre personnage meurt, et retour à la case départ. Mais si vous vous débrouillez bien, la richesse des dialogues, des quêtes et des combinaisons possibles pour vos personnages fait de chaque partie une expérience unique. Chaque nouvelle partie révèle des aspects insoupçonnés de cet univers et des interactions entre les personnages. Vous pouvez passer l’année à jouer Baldur’s Gate 3 sans revivre deux fois la même histoire.

The Legend of Zelda : Tears of the Kingdom (2023)
Suite directe de Breath of the Wild, ce titre pousse l’exploration et la créativité à des sommets. La nouvelle mécanique vous permet de créer vos propres engins, pas seulement pour partir à la découverte de terres suspendues ou résoudre ses mystères, mais aussi et surtout pour lâcher votre créativité sur ce monde. On ne va pas se mentir, ce n’est pas tant pour l’histoire que le jeu a autant de succès que pour son côté sandbox.

Avec l’Amalgame, vous pouvez fusionner quasiment n’importe quel objet dans ce monde ouvert. Faites un tour sur YouTube pour découvrir les plus belles créations très “DIY” de la communauté. TOTK s’adresse surtout ici aux amoureux de la licence Zelda, et ceux qui veulent voir autre chose que Minecraft pour donner vie à leurs délires de créateur. Mais avec la richesse du monde qui vous entoure, vous aurez toujours de quoi faire pour monter votre petite compote.

Eymeric Radilofe

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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