Jade Freslon Cuisine ta cosméto !
5 février 2023 // Diaspora // 3397 vues // Nc : 156 - 157

Après avoir étudié la cosmétique, c’est tout naturellement que Jade Freslon a sorti un livre, Cuisine ta cosméto aux éditions La Plage. Elle y propose 40 recettes faciles à cuisiner avec les ingrédients qui sortent du frigo ou du placard.

D’un blog Belle Demain à un livre ?
J’aime beaucoup écrire, et je voulais combiner ma passion pour l’écriture avec mes compétences, c’est donc pour cela que j’ai créé mon blog. Je me suis également rendu compte que les consommateurs n’étaient pas toujours forcément au courant de l’importance d’utiliser des cosmétiques naturels qui sont bien plus efficaces et plus sains, et qu’il était nécessaire d’en parler. Le livre Cuisine ta Cosméto est une idée commune entre mon éditeur, La Plage et moi. J’avais déjà quelques articles de blog qui parlaient d’utiliser des ingrédients de la cuisine pour créer sa propre cosmétique maison et nous avons décidé de les compiler dans un livre en ajoutant beaucoup d’autres recettes.

Justement, pouvez-vous nous partager une recette phare de votre livre ?
Le blog regorge de conseils pour se mettre aux cosmétiques naturels, que ce soit pour les cheveux, le visage ou le corps, mais aussi d’interviews de professionnels du milieu et des articles qui sortent un peu du cadre comme la mode éthique, les formations en cosmétique... Voici 2 recettes phares de mon livre. Un festin pour ta peau, un masque nourrissant et adoucissant pour les peaux sèches et sensibles à base de banane, de miel et d’avocat. Ou Silence ça pousse, une lotion pour accélérer la pousse des cheveux à base de gingembre, d’eau de riz et de thé vert.

Pourquoi le milieu des cosmétiques et plus particulièrement, les cosmétiques naturels ?
Depuis petite, j’étais fascinée par les effets que pouvaient avoir les cosmétiques sur notre santé et notre beauté. J’étais vraiment curieuse de comprendre comment une crème pouvait ralentir le vieillissement cutané ou encore éliminer les boutons. Après un bac scientifique et une licence en chimie, je me suis spécialisée dans un Master intitulé « Matières Premières Naturelles Cosmétiques » à l’ISIPCA (Institut Supérieur International des Parfums, Arômes et Cosmétiques) à Versailles, en France. Puis, plus tard, je me suis orientée vers les cosmétiques naturels quand j’ai compris que les produits « conventionnels » contenaient des molécules synthétiques potentiellement dangereuses pour la santé comme le phénoxyéthanol et Parabens soupçonnés d’être cancérigènes.

Quels sont les avantages de fabriquer soi-même ses produits cosmétiques ?
En fabriquant soi-même ses cosmétiques, on est sûr de ce que contient son produit, et d’avoir des recettes plus efficaces car elles sont brutes et fraîches. C’est aussi économique et anti-gaspillage ! Au lieu de jeter la moitié d’avocat dans le frigo, on peut l’utiliser dans une recette en faisant attention bien sûr à ne pas utiliser un ingrédient périmé !

Votre routine beauté ?
Ma routine beauté est très simple. Je me lave le visage au savon noir et j’utilise une crème hydratante à l’Aloe Vera de chez Aroma Zone. En maquillage j’utilise surtout les produits de chez Avril cosmétiques. Pour me démaquiller les yeux j’utilise soit de l’huile d’amande douce, soit de l’huile de noyau d’abricot. Pour les cheveux, au quotidien une goutte d’huile d’avocat ou d’huile d’olive sur les pointes fait très bien l’affaire ! Je dirai que l’ingrédient que j’utilise au quotidien est l’huile d’amande douce : pour se démaquiller les yeux, pour nourrir les cheveux et les mains !

Comment se porte le secteur des cosmétiques naturels en France et ailleurs ?
En France, ainsi que dans la majorité des pays, le secteur des cosmétiques naturels connaît un essor continu. Les gens s’intéressent de plus en plus à ce que contiennent leurs produits pour rester en bonne santé et diminuer l’utilisation d’ingrédients chimiques. Sinon, j’ai par le passé collaboré avec Mihanta Cosmétiques, et j’ai rencontré les créatrices de Vaniala et de Soanala qui sont des marques de cosmétiques malgaches. Pour l’instant, je travaille surtout avec des marques de cosmétiques dans la rédaction d’articles sur leurs sites internet. J’aimerais bien sortir un deuxième livre sur le soin des cheveux, mais tout ça est encore à voir !

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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