En ville avec Tsiory Randriamanantena
28 août 2023 // Downtown // 5815 vues // Nc : 163

En tant que directeur du Musée de la Photographie de Madagascar, Tsiory Randriamanantena est amené à travailler avec beaucoup de monde et à effectuer des recherches. Il nous livre les bons plans qu’il a dénichés pendant ses six années à occuper ce poste.

Ton plat préféré ?
C’est difficile pour un végétarien de trouver son bonheur dans une assiette à Tana ! Une salade à l’américaine est une valeur sûre.

Ta boisson préférée ?
Je suis un amoureux du vin.
Du rouge surtout, mais avec modération

Tes habitudes pour débuter une soirée ?
Je n’ai pas de véritable habitude.
La règle c’est qu’il n’y en a pas en soirée.
Quand je sors dans un resto ou dans un bar, je commence généralement par un cocktail léger, un kir par exemple.
Si je reste à la maison, je démarre avec une tasse de thé ou de café avant de bouquiner.

Ton hobbie ?
J’adore lire, car c’est une démarche solitaire qui me permet de m’isoler du monde et de créer mon petit univers.

Les endroits pour passer des vacances ?
Je suis un enfant du Sud.
Et j’ai découvert un paradis en 2020 avec des amis : la vallée de Tsaranoro, dans le sud de Fianarantsoa.
Et je crois qu’il faut y aller au moins une fois dans sa vie, une fois avant de mourir.

L’événement culturel qui t’as marqué ?
Pour cette année c’est le vernissage de l’exposition « Lamba » au Musée de la Photo, car c’est à la croisée de tout ce qui est patrimoine, art, culture, tout ce qui est aussi objet muséographique.

Ton actualité ?
Le Musée de la Photo prépare une grande exposition sur le Sud de Madagascar.
Cela va se tenir en octobre, donc toute l’équipe est mobilisée sur ça.
Sur le plan personnel, je prépare un doctorat qui est un peu en relation avec cette exposition, un doctorat en anthropologie sur les peuples Bara et Vezo.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

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Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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