En ville avec Dô Andria
11 septembre 2021 // Downtown // 5877 vues // Nc : 140

Le pianiste Dô Andria anime les soirées tananariviennes. Il nous livre ses bons plans dans la ville et au-delà.

Votre resto favori ?
J’aime bien tester les restaurants et j’ai une préférence pour le Kami Lounge à Ampasapito !

Votre plat préféré ?
J’adore le poulet grillé avec du pain et de la sauce fromage ! Délicieux !

Vos hobbies ?
Ma vie tourne autour de la musique. Mais en dehors des créations et des répétitions, je m’accorde un petit plaisir en jouant aux échecs.

Les meilleurs plans pour un apéro ou pour terminer la soirée ?
Je vais dans les endroits où l’on peut écouter de la bonne musique et pourquoi pas terminer la soirée en faisant des live avec les amis artistes ?

Un endroit pour s’évader ?
J’aime beaucoup Ampefy, à quelques heures de Tana.

On peut profiter d’une petite plage au bord du lac Itasy. Sinon, Manambato, un petit coin de paradis sur la route de Tamatave.

Les meilleurs plans pour les vacances ?
Trois destinations que j’apprécie, Antsirabe, Mahajanga et Tamatave !

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Plutôt « des » événements ! Surtout les concerts auxquels je participe avec d’autres artistes comme ceux au no comment® bar à Isoraka, au Casino Carlton le 14 juillet dernier avec la chanteuse Aina Ralantoarisoa.

Votre actualité ?
En ce moment, j’anime les soirées piano-bar à La Petite Brasserie à Isoraka tous les jeudis, vendredis et samedis. Pour le reste, on verra ce que le futur nous réserve.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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