Eli Kiss « La vie ne se résume pas à la télé-réalité »
10 juillet 2024 // Musique // 10971 vues // Nc : 174

Eli Kiss, de son vrai nom Elisabeth, est une danseuse et chanteuse originaire de Fort-Dauphin. Impliquée dans le monde de la musique depuis un bout de temps, elle s’est également fait connaître en participant à l’émission de télé-réalité malgache « Story Island ».

Quel est ton parcours artistique ?
Je suis originaire de Fort-Dauphin, mais j’ai grandi à Betroka. J’ai étudié à Tana et à Diego. En réalité, je viens de partout ! Je parle toutes les langues malgaches. Quant à ma participation à Story Island, j’ai accepté, car je connais le producteur depuis 2014. On chantait ensemble, c’était un ami à la base. La danse est ma vocation, depuis mon plus jeune âge, il me suffit de regarder la télévision pour m’harmoniser instantanément avec le rythme. C’est dans le sang.

Quelques mots sur ta marque ?  
En ce moment, je me concentre sur la création de ma propre marque, iSS, tout en continuant à nourrir ma passion pour la musique. Je travaille en collaboration avec Rare Quality, une société de création avec laquelle j’ai déjà eu l’occasion de travailler. Ces projets ne sont pas dénués de défis, mais je progresse bien. Un de mes rêves est aussi de voyager à travers le monde.

Les projets ?
Pour être honnête, je n’ai jamais envisagé de participer à la saison 2 de Story Island. Je préfère rejoindre la télé-réalité MADA, où j’ai été invitée pour apporter de l’énergie au public. Cependant, je suis consciente des défis qui accompagnent mes ambitions. Si je suis trop absorbée par mon travail, je ne pourrai pas me diviser en deux. Le business est ma priorité. Et puis, la vie ne se résume pas à la télé-réalité ; il y a aussi la vraie vie qui nous attend.  Quant à l’éducation, elle est importante, mais dans le monde des affaires, les opportunités de réussite sont rapides. De plus, écouter les opinions de tout le monde n’est pas facile. Pour finir, je suis cool et gentille, mais je préfère ne pas être provoquée.

Propos recueillis par Cedric Ramandiamanana
Facebook : Eli Kiss
Contact : +261 32 86 772 25

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
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