Dina Rabearivelo : L’art du journal
2 juin 2022 // Arts Plastiques // 5383 vues // Nc : 149

Dina Rabearivelo a choisi la peinture bien qu’il soit issu d’une famille de musiciens. Il est connu pour l’utilisation du papier journal comme support, il y peint la vie quotidienne des malgaches. « Un papier de dessin classique ne me correspondait pas. J’ai appris à maîtriser le papier journal, plus fin et lisse. C’est important de mettre en relation la peinture et le support. Les paroles s’envolent, les écrits restent, mais les visuels survivent. » Pour lui, la peinture et le journal sont donc deux moyens de communiquer avec le monde. Pour réaliser ses œuvres, il travaille de deux manières différentes :  soit en prenant des photos de gens ou des scènes de vie, en cherchant ensuite les coupures de journaux qui correspondent ; soit en sélectionnant des coupures qui parlent d’un sujet actualité sur lesquelles il réalise les peintures.

« Utiliser le papier journal, c’est aussi une façon de redonner vie aux travaux derédaction et d’investigation des entreprises de presse. La plupart du temps, les journaux sont utilisés pour allumer du feu, emballer la viande, que sais-je encore ! Enfin, c’est aussi lié à mon engagement de contribuer à réutiliser les matériaux, à les recycler. » Telle était l’objet de son exposition personnelle à l’IKM (Ivon-toeran'ny Kolontsaina Malagasy) en avril 2018, où il a proposé une vingtaine de tableaux et des poèmes.

Dina ne veut s’inscrire dans aucun courant artistique, il estime que l’art est un voyage qui lui permet de se libérer et de s’exprimer. Il apprécie particulièrement les collaborations avec d’autres disciplines comme la danse, avec les chorégraphes Njara Rasamison ou Ariry Andriamoratsiresy. Pur autodidacte, il n’hésite pas à se former auprès de ses aînés en participant à des ateliers ou des échanges, aussi bien à l’étranger qu’à Madagascar, surtout dans le domaine du dessin, de la peinture ou de l’art plastique : « J’ai ainsi fait un atelier de papier mâché avec le peintre Jean Nirina Razafindralambo à l’Université de Sherbrooke. » En tant qu’artiste plasticien, il ne veut pas se limiter à une matière unique. Il essaie de manipuler différents objets pour leur donner de l’esthétique et de la couleur, comme le bois, le papier ou la latérite. « À travers mes œuvres, je veux apporter quelque chose de positif pour la société. »


Aina Zo Raberanto

Femme forte
Technique mixte sur papier journal
100 x 81cm (collection privée Rabearivelo Dina)
Reverdissement massif
Technique mixte sur papier journal
55 x 41,5cm (collection privée Rabearivelo Dina)
Parents responsables
Technique mixte sur papier journal
61 x 50cm (collection privée Rabearivelo Dina)
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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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