CTS BEATBOX : Rythme, puissance et cohésion
8 décembre 2024 // Musique // 11814 vues // Nc : 179

Véritable boîte à rythme, le groupe CTS Beatbox composé de Chayan, Tsiky et Stephano a remporté le Beatbox Battle Madagascar 2024 qui s’est déroulé au CGM à Analakely en novembre dernier. Lauréat dans la catégorie Tag Team, les trois garçons se sont démarqués par leur originalité, entre synchronisation, mélange de styles et créativité.

Vos débuts ?
Stephano : On s’est rencontré à Faravohitra au lycée Jules Ferry. Je faisais déjà du beatbox, et ensuite j’ai rencontré Tisky qui m’a demandé des conseils. Nous sommes devenus des amis en créant notre propre team. Ensuite, nous avons rencontré Chayan, qui était déjà en duo, et nous avons voulu faire un battle. Mais finalement, nous avons décidé de créer une team ensemble. Nous avons participé à un événement organisé par la BIANCO. Et c’était le déclic. Quelques années plus tard, un ami nous a proposé d’être les invités de l’événement Talenta sy Kanto au CCESCA à Antanimena. Et les évènements se sont succédé et nous avons changé notre nom en CTS Beatbox : Chayan, Tsiky et Stephano en 2017. Cette année, nous avons remporté le concours Beatbox Battle Madagascar 2024 dans la catégorie Tag Team.

La signature CTS Beatbox ?
Chayan : Notre force, à part la puissance et la maîtrise des techniques, c’est aussi notre cohésion. On s’écoute et on se comprend facilement. Ce qui nous différencie, ce sont les musiques rythmées comme le salegy ou l’afrotrap, mais on excelle aussi dans d’autres styles. Si notre principal instrument, c’est la bouche, il y a des sons qu’on ne peut pas réaliser, par exemple, celui de la guitare. Donc, on a créé un concept qui s’appelle « Accoustique Beatbox » avec du beatbox, bien sûr, mais accompagné par de la guitare, de la basse et d’un chanteur. On a aussi lancé le « beatbox Mampisôma » pour faire plaisir et faire « kiffer » le public avec le vazo miteny (chansons à textes), le salegy, la trap, le kalon’ny fahiny, l’amapiano… Pour nous, les sons et les rythmes nous accompagnent tout au long de la journée. Pour les beatboxer, le plus important, c’est de garder son souffle. Il y a des sons qu’on inspire et des sons qu’on expire. Sinon, on s’inspire de toutes les chansons et on fait des expérimentations.

Les projets ?
Tsiky : Ce mois de décembre, on va organiser un événement autour du beatbox acoustique. L’année prochaine, on compte organiser un Battle Madagascar. On veut également faire des ateliers, mais on recherche encore des collaborations. En tout cas, restez connectés sur notre page.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

FB : CTS Beatbox

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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