Chef Mihary du Le Boisé (Tana)
13 octobre 2024 // Gastronomie // 7666 vues // Nc : 177

Situé à Behoririka, Le Boisé est devenu en un an le restaurant snack-pizzeria incontournable. Ouvert du mardi au samedi de 11h30 à 20h, il est dirigé par le Chef Mihary, un passionné de cuisine qui a réalisé son rêve.

« Mon rêve a toujours été d'ouvrir mon propre restaurant » confie le chef Mihary. « L'agencement, l'aménagement, et même l'élaboration des plats et de la carte ont pris environ un an de préparation. La maison dans laquelle nous avons réalisé les travaux nous appartient aussi, et c'est de là que vient le nom Le Boisé : il reflète trois de mes passions – la cuisine, le bois, et la musique ». Après une carrière de 26 ans dans le secteur financier, il a pris sa retraite anticipée pour se consacrer à sa passion de toujours : l'art culinaire. Bien qu'il n'ait suivi aucune formation formelle en cuisine, le Chef Mihary a développé ses compétences dès son enfance en cuisinant aux côtés de sa mère, puis en tant qu'autodidacte. « Quand j’allais au restaurant, je décortiquais les plats, je m'inspirais de ce que je goûtais. Et avec les avancées technologiques, j'ai pu approfondir mes connaissances » explique-t-il. Le Boisé ne se limite pas à une expérience culinaire ; il propose aussi des soirées animées par des musiciens de jazz, blues et funk. Avec son ambiance cosy et sa musique envoûtante, le restaurant offre un cadre unique pour se détendre tout en savourant des plats délicieux.

« Je veux que tout le monde, même de classe moyenne, puisse profiter d'un bon repas dans un cadre agréable. Au début, certains étaient réticents en voyant l'ambiance sophistiquée, mais en affichant un menu à 8.000 ar à l'extérieur, nous avons attiré plus de monde qui a vite apprécié nos plats » explique le Chef avec un sourire.

Présentez-nous votre style ?
Je dirais un mélange d'influences asiatiques, françaises, italiennes et malgaches.

Quels sont vos produits et ingrédients de prédilection ?
J'ai une préférence pour les épices, notamment le paprika, l'origan et le cumin. Ce sont des ingrédients que j'utilise très souvent pour rehausser mes plats.

Le ou la chef.fe qui vous inspire ?
Le Chef Lalaina, que j'admire profondément. C'est un véritable artiste, et son dressage est toujours impeccable, une grande source d'inspiration pour moi. J'apprécie aussi le Chef Johary du Café du Musée.

Comment créez-vous un plat ?
Des fois, je m'inspire de ce que je découvre dans les restaurants. À partir de cette expérience, je me lance dans la création en apportant ma touche personnelle pour concevoir un plat unique.

Votre péché mignon ?
Un bon verre de vin rouge, accompagné de ribs bien tendres.

La cuisine en trois mots ?
Passion, volonté, générosité.

Aller au restaurant ou cuisiner à la maison ?
J'aime autant les deux, mais cuisiner à la maison a toujours été un véritable plaisir pour moi.

Quelle est votre actualité ?
En ce moment, on travaille sur un réajustement de la carte. J'envisage de retirer certains plats et d'en ajouter de nouveaux pour offrir une meilleure expérience à nos clients.

Propos recueillis par Cédric Ramandiamanana

Facebook : Le Boisé

Poulet Braisé à la Sauce Cacahuète Pimentée

Ingrédients :

- Poulet :
Hauts de cuisses, épices (paprika, massala, origan), citron, purée d'ails, sel, poivre, beurre, huile.
- Sauce :
Poivron, beurre de cacahuète (ou poudre), eau, purée de piments, sel, poivre.

Mode de préparation :
Pour préparer ce poulet braisé à la sauce cacahuète pimentée, commencez par mariner les hauts de cuisses avec du paprika, massala, origan, jus de citron, purée d'ails, sel et poivre. Laissez reposer au réfrigérateur pendant 30 minutes. Faites ensuite revenir le poulet dans du beurre et de l'huile jusqu'à ce qu'il soit bien doré, puis laisser mijoter doucement avec un peu d’eau pendant 10 minutes. Pour la sauce, portez de l'eau à ébullition, puis ajoutez du beurre de cacahuète ou de la poudre de cacahuète ainsi que des poivrons coupés en dés. Laissez mijoter en remuant jusqu'à obtenir une consistance épaisse. Ajoutez de la purée de piments selon votre goût, ainsi que du sel et du poivre. Servez le poulet nappé de cette sauce cacahuète pimentée, accompagné de riz blanc ou de légumes sautés.

Chef Mihary du Le Boisé

Propositions gourmandes

Salade gourmande
Ribs à l’américaine
Soupe Le Boisé
Banana Split
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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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