CD mieux avant ?
10 juillet 2020 // Media & Add-0n // 8471 vues // Nc : 126

Les grandes maisons du jeu vidéo ne perdent pas le nord, même en plein confinement. Avec 75 % de remise sur les magasins en ligne, la solution du moment est de faire chauffer la carte bleue sur les plateformes dématérialisées. Exit le CD ?

Si internet est encore loin d’être démocratisé à Madagascar, il nous est toujours possible d’avoir accès à un service minimum pour les jeux en ligne, particulièrement sur PC et mobile. Des jeux théoriquement sans durée de vie, puisqu’ils ont peu (ou pas) de scénario pour la plupart et qu’ils ne reposent pas sur le fait de terminer une quelconque campagne pour être achevés. Au contraire, leur histoire est souvent secondaire et n’a pas besoin d’être comprise pour qu’ils soient appréciés. League of Legends, par exemple, possède un « lore » (univers fictionnel ne constituant pas l’intrigue principale du jeu) extrêmement riche, mais totalement dispensable. Ce type de jeu est le plus souvent disponible en téléchargement, et ne nécessite pas d’avoir un quelconque support physique, que ce soit un disque Blu-ray ou une cartouche. Bon nombre de joueurs arrivent à s’en contenter, certains ne jouant que de cette manière.

L’un pourrait dire que la saturation des serveurs d’un jeu exclusivement en ligne comme Clash of Clans n’a rien à voir la perte d’intérêt envers les disques. Ce n’est pas faux, mais d’autres événements entrent aussi dans l’équation. Notamment le fait que la boutique en ligne de la Nintendo Switch a crashé en début mars, lorsque les pays du Nord ont annoncé tour à tour l’interdiction de sortie. La nostalgie et le désir de possession physique font ainsi partis des rares arguments empêchant la digitalisation complète, bien loin d’un point de vue purement utilitaire. De plus, si on raisonne en termes économiques (toujours avec des remises inégalables sur le marché légal et supervisé directement par la maison mère), difficile de ne pas signer pour dire adieu à nos vieilles boîtes. Et puis, il faut le dire, la dématérialisation du jeu vidéo nous sauve de la monotonie de se contenter de ce qu’on a une fois enfermés chez nous.

Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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