CD mieux avant ?
10 juillet 2020 // Media & Add-0n // 9626 vues // Nc : 126

Les grandes maisons du jeu vidéo ne perdent pas le nord, même en plein confinement. Avec 75 % de remise sur les magasins en ligne, la solution du moment est de faire chauffer la carte bleue sur les plateformes dématérialisées. Exit le CD ?

Si internet est encore loin d’être démocratisé à Madagascar, il nous est toujours possible d’avoir accès à un service minimum pour les jeux en ligne, particulièrement sur PC et mobile. Des jeux théoriquement sans durée de vie, puisqu’ils ont peu (ou pas) de scénario pour la plupart et qu’ils ne reposent pas sur le fait de terminer une quelconque campagne pour être achevés. Au contraire, leur histoire est souvent secondaire et n’a pas besoin d’être comprise pour qu’ils soient appréciés. League of Legends, par exemple, possède un « lore » (univers fictionnel ne constituant pas l’intrigue principale du jeu) extrêmement riche, mais totalement dispensable. Ce type de jeu est le plus souvent disponible en téléchargement, et ne nécessite pas d’avoir un quelconque support physique, que ce soit un disque Blu-ray ou une cartouche. Bon nombre de joueurs arrivent à s’en contenter, certains ne jouant que de cette manière.

L’un pourrait dire que la saturation des serveurs d’un jeu exclusivement en ligne comme Clash of Clans n’a rien à voir la perte d’intérêt envers les disques. Ce n’est pas faux, mais d’autres événements entrent aussi dans l’équation. Notamment le fait que la boutique en ligne de la Nintendo Switch a crashé en début mars, lorsque les pays du Nord ont annoncé tour à tour l’interdiction de sortie. La nostalgie et le désir de possession physique font ainsi partis des rares arguments empêchant la digitalisation complète, bien loin d’un point de vue purement utilitaire. De plus, si on raisonne en termes économiques (toujours avec des remises inégalables sur le marché légal et supervisé directement par la maison mère), difficile de ne pas signer pour dire adieu à nos vieilles boîtes. Et puis, il faut le dire, la dématérialisation du jeu vidéo nous sauve de la monotonie de se contenter de ce qu’on a une fois enfermés chez nous.

Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Littérature : Hommage à Clarisse Ratsifandrihamanana

Lire

15 avril 2026

Littérature : Hommage à Clarisse Ratsifandrihamanana

Les écrits restent, l’héritage demeure. Samedi 11 avril, une étape symbolique a été franchie au Musée de la Photo à Ambohidahy : l'inauguration offici...

Edito
no comment - Notre janvier à nous

Lire le magazine

Notre janvier à nous

Il y a quelque chose d'assez beau dans l'idée de commencer l'année en mars. Quand le reste du monde a déjà oublié ses résolutions de janvier, nous, nous prenons le temps — celui du calendrier lunaire, celui des ancêtres. Ce n'est pas du retard. C'est une autre façon de mesurer le temps.
Cette année, quelque chose a changé. Ou plutôt : quelque chose est en train de revenir. De plus en plus de Malgaches — jeunes surtout, ce qui n'est pas anodin — se retournent vers leurs racines, cherchent à comprendre ce que signifie réellement l'Alahamadibe, posent des questions que leurs parents n'avaient pas forcément posées. Cette prise de conscience mérite qu'on s'y arrête. On ne peut avancer qu'en sachant d'où l'on vient. C'est vrai pour les individus.
C'est vrai pour les peuples. Alors, en ce début d’année en plein mois de mars, permettez-nous de vous adresser nos voeux les plus sincères. Mitomboa hasina — que votre valeur sacrée grandisse. Samia tsara, samia soa — que tous soient en bonne santé, que tous aillent bien. Que cette nouvelle année soit plus lumineuse que la précédente, plus douce, plus féconde. Que ceux qui cherchent leurs racines les trouvent — et qu'ils y puisent, non pas une nostalgie stérile, mais une force tranquille pour aller de l'avant. Taombaovao 2026. Une page blanche. À vous de l'écrire.

No comment Tv

Interview - kaMi - Avril 2026 - NC 195

Découvrez kaMi artiste recycleur dans le no comment ® NC 195 - avril 2026
Né à Antananarivo, d'origines Betsimisaraka et Mahafaly, il transforme depuis l'adolescence les déchets en œuvres d'art. Canettes, bouteilles, journaux, emballages : entre geste écologique et démarche artistique, cet artiste recycleur self-made rêve aujourd'hui d'une boutique et de transmettre son savoir-faire.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir