Bookstagrams et Booktoks : e-salons littéraires
12 avril 2025 // Littérature // 5441 vues // Nc : 183

Le hashtag #malagasybookstagram cumule presque mille publications sur les réseaux sociaux : de nombreux créateurs de contenu/fans de lecture avec chacun leur univers. Leur mission commune ? Offrir un espace d’échanges avec d’autres passionnés. Au-delà de la mise en scène des livres pour l’esthétique, leurs retours de lecture et leur curation affûtée créent un nouveau à l’objet livre et à la littérature.

À la différence des salons littéraires traditionnels, où l’on discute surtout des livres pour leur contenu, dans les communautés Bookstagram et BookTok, on les apprécie avant tout pour leurs couvertures, à défaut de les juger.

©photo : Book Diary

Il suffit de parcourir des comptes comme LiaBrary, book. iverse ou Book Diary pour voir avec quel soin les livres sont présentés. C’est toute une scénographie : bibliothèques aux palettes de couleurs soigneusement agencées, couvertures chatoyantes entourées de fleurs, objets de décoration ou même pâtisseries assorties. À un moment où le format digital séduit les pragmatiques, les bookstagrammeurs mettent l’accent sur la beauté du livre en tant qu’objet.

Hors des cercles littéraires officiels, les bookstagrameurs profitent d’une plus grande liberté, tant dans le choix des livres qu’ils (et majoritairement elles) abordent que dans leur façon de les commenter. Représentant cette approche, le compte Bookstagram of Karen a récemment mis en avant le roman #ZaKoa de Hary Rabary, finaliste du Prix Orange du Livre en Afrique et présélectionné pour le Prix Senghor du premier roman 2024.

En parallèle de ces œuvres littéraires, la bookstagrameuse partage aussi des livres de loisir, preuve de la diversité et de la liberté de cette communauté dans son contenu. D’ailleurs, ceux qui partagent le même univers se rassemblent souvent dans des book clubs. C’est le cas de Mots et Merveilles, un club cofondé par des bookstagrameuses, illustrant l’essor de ces plateformes dédiées aux passionnés de lecture. Phénomène à suivre de près.

Mpihary Razafindrabezandrina

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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Photos : Andriamparany Ranaivozanany

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