Le Prix Paritana 2025 révèle les talents de la scène artistique malgache
11 avril 2025

Depuis 2017, le Prix Paritana met en lumière la richesse et la diversité de la création contemporaine malgache. Porté par la Fondation H avec le soutien de partenaires comme Air France, la Cité internationale des arts à Paris et l’Institut Français de Madagascar, ce prix récompense chaque année trois artistes évoluant sur la scène artistique locale, tous médiums confondus.

Outre la visibilité offerte aux artistes, ce prix constitue un véritable levier de carrière : le·la lauréat·e bénéficie d’une résidence de création à Paris, d’une bourse de création, d’un accompagnement complet et de deux expositions personnelles, à Paris et à Antananarivo. Les deux vices-lauréat·es reçoivent une bourse de création, une résidence à la Fondation H et une exposition à Antananarivo. Pour cette 9ᵉ édition, le jury international composé de figures majeures du monde de l’art s’est réuni pour sélectionner les artistes les plus prometteurs de l’année. L’annonce officielle des résultats s’est tenue ce vendredi 11 avril à 14h à l’Institut Français de Madagascar.

Les lauréat·es de l’édition 2025 sont donc :
- Rado Nandrianina Ramilison (vice lauréat ex-aequo, avec son projet Echo : les murmures des arbres)
- Andrisoa Marcel Josoa (vice lauréat ex-aequo, avec son projet Fihavanana, Mitam-pihavanana)
- Chloé Soafaniry Ramanankasina (lauréate, avec son projet Renouer les tresses de son identité)

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Edito
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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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